samedi 16 novembre 2013

12. C-G JUNG : Ma vie


Bon, là, difficile de faire court !

La vie d'un homme exceptionnel,
 pas très connu en France,
mais qui a beaucoup compté
dans mon cheminement personnel...

D'abord disciple de Freud, il a créé
après leur rupture,
la "psychologie des profondeurs"...
il se différencie de la thèse freudienne
par l'importance qu'il donne à l'aspect spirituel
de l'être humain, au "Soi"...

Il a puisé à des sources aussi variées que
l'anthropologie, l'alchimie, l'étude des rêves,
la mythologie et la religion
pour aller toujours plus loin
dans la découverte de l'âme humaine.

La plupart de ses livres demandent
un certain effort intellectuel...
mais celui-là est une biographie accessible à tous...
que je vous recommande chaudement.
.


12. CITATIONS CHOISIES

Quand on dit de moi que je suis "sage", que j'ai accès au "Savoir",
je ne puis l'accepter. Un jour, un homme a rempli son chapeau
 d'eau puisée dans un fleuve.
Qu'est-ce que cela signifie ?

Je suis sur la rive, mais je ne fais rien.
 Les autres hommes sont au bord du même fleuve,
 mais la plupart du temps ils imaginent qu'ils devraient
faire les choses par eux-mêmes. Je ne fais rien.

Je ne pense jamais que je suis celui qui doive veiller
à ce que "les cerises aient des tiges".
Je me tiens là, debout,
admirant ce dont la nature est capable.

Il est une belle vieille légende d'un rabbin
à qui un élève rend visite et demande :
"Rabbi, dans le temps, il existait des hommes
qui avaient vu Dieu face à face;
pourquoi n'y en a-t-il plus aujourd'hui ?

Le rabbin répondit : "Parce que, personne, aujourd'hui,
ne peut plus s'incliner assez profondément." 
Il faut en effet se courber assez bas pour puiser dans le fleuve.
.
C-G Jung
.

11. FABIENNE VERDIER : Passagère du silence


Dix ans en Chine,
à étudier la calligraphie
dans des conditions "extrêmes",
dix ans d'ascétisme entièrement consacrés
à sa passion : la peinture...

Fabienne Verdier n'a pas choisi la facilité.
Elle raconte son parcours étonnant
dans un livre qui m'a marquée
parce qu'on y sent l'exigence
et  la passion d'une âme forte.
.


11. CITATIONS CHOISIES

La Licorne :

Admire la puissance de l'esprit : tu es ici, 
allongée sur le versant d'une montagne chinoise,
et ton esprit peut se transporter jusqu'à ton pays natal !

L'esprit possède des possibilités d'excursion infinies; 
tu dois t'en servir pour voyager.
Il établit des connexions tout seul;
il est de même nature que le nuage qui passe;
le stable n'existe pas pour lui.
Suis ses variations sans fin.
Il faut accepter nos pensées diverses,
même contradictoires.

 Pour le nourrir, sois attentive à la petite brume du matin,
au balancement de la branche dans le vent,
à tous les lieux où tu te trouves
car les lieux cultivent l'esprit.
.
Francine :

Quand je peins un arbre, je deviens arbre,
Quand je peins l'eau, je deviens l'eau,
Quand je peins une tectonique,
une tellurique de la montagne,
je deviens tectonique,
Et la chose naît d'elle-même,
Je la vis intensément avec mon coeur,
Et elle apparaît, par moment,
de manière abstraite, de cette manière là.

Le peintre est un chercheur,
Il a besoin de se retirer du monde
pour pouvoir s'extraire du temps des hommes
pour rentrer dans celui de la méditation,
et il n'y a que le silence qui permet ça.
.
Fabienne Verdier
.

vendredi 15 novembre 2013

10. SATPREM : Sri Aurobindo ou l'aventure de la conscience


Un livre écrit dans une langue simple, limpide,
et pourtant extrêmement puissant et profond...

Vous le trouverez "sublime"...
ou il vous tombera des mains...
selon là où vous en êtes
sur le "chemin" vers vous-même...
mais cela ne m'étonnerait pas qu'un jour,
vous éprouviez le besoin de le lire... :-)
.
.

jeudi 14 novembre 2013

10. CITATIONS CHOISIES


(Sri Aurobindo)  voyait clairement que,
pour guérir le mal du monde,
il faut d'abord guérir "ce qui est à sa base dans l'homme"
et que l'on ne peut rien guérir dehors
si l'on ne guérit d'abord dedans,
parce que c'est la même chose;
on ne peut pas maîtriser le dehors
si l'on ne peut maîtriser le dedans,
parce que c'est la même chose;
on ne peut transformer la matière extérieure
sans transformer notre matière intérieure,
parce que c'est encore et toujours la même chose
-il n'y a qu'une nature, qu'un monde, qu'une matière,
 et tant que nous voudrons procéder à l'envers,
nous n'arriverons à rien.
.
Satprem
"Sri Aurobindo 
ou l'aventure de la conscience"
.


La psychologie moderne est une science dans l’enfance, 
à la fois imprudente, maladroite et grossière.
Et comme toutes le sciences dans l’enfance,
elle tombe dans l’universelle habitude du mental humain,
qui consiste à prendre une vérité partielle ou locale
 et à la généraliser indûment en voulant expliquer
toute l’étendue de la Nature par ses termes étroits…

La psychanalyse (notamment celle de Freud)
aborde une certaine partie de la nature,
la plus obscure, la plus périlleuse, la plus malsaine,
telles les couches subconscientes du vital inférieur*;
elle isole quelques-uns de ses phénomènes les plus morbides
et attribue à cet élément une importance
hors de proportion avec son rôle véritable dans la nature…

Soulever prématurément ou sans la connaissance du procédé,
cette partie subconsciente, pour en avoir l’expérience,
c’est risquer d’inonder aussi de ce magma obscur et fangeux,
les parties conscientes de notre être
et d’empoisonner ainsi toute la nature vitale
et même toute la nature mentale.

Toujours, par conséquent,
il faudrait commencer par une expérience positive,
 non par une expérience négative,
et faire descendre d’abord, autant qu’on le peut,
la nature divine, le calme, la lumière,
l’équanimité, la pureté, la force divine
dans les parties conscientes de notre être qui doivent être changées,
c’est seulement quand on y est parvenu suffisamment
et que l’on a établi une base positive solide,
que l’on peut alors, sans danger, soulever les éléments adverses
cachés dans le subconscient afin de les détruire ou de les éliminer
par la force du calme divin, de la lumière, de l’intensité
et de la connaissance divines.

Mais il est un autre défaut de la psychanalyse, plus grave encore.
Car si, par hasard, les psychologues avaient vraiment le pouvoir
de descendre dans le subconscient,
non seulement ils ne guériraient pas,
non seulement ils risqueraient de mettre en branle
des forces qui les dépassent, tel l’apprenti sorcier,
mais même s’ils avaient le pouvoir de les maîtriser et de les détruire,
ils risqueraient du même coup de détruire le bien avec le mal
et de mutiler irréparablement notre nature.
Parce qu’ils n’ont pas la connaissance.

Parce que du haut de leur mental,
ils ne peuvent pas voir suffisamment loin dans l’avenir,
pour comprendre le bien que ce mal prépare
et la Force dynamique sous le jeu des contraires;
pour séparer cet obscur mariage, il faut un autre pouvoir
 et, surtout, une autre vision :
Il faut connaître le tout avant de connaître la partie,
et ce qui est tout en haut avant de comprendre vraiment
ce qui est tout en bas.

Tel est le domaine de la psychologie future.
Quand son heure sera venue,
tous ces pauvres tâtonnements s’évanouiront, réduits à rien.
(…
)
C’est le Supraconscient, non le subconscient, qui est le vrai fondement.
Ce n’est pas en analysant les secrets de la boue où il pousse,
qu’on explique le lotus,
le secret du lotus est dans l’archétype divin du lotus,
qui fleurit à jamais en haut, dans la lumière.
Nous avons l’air de progresser de bas en haut,
ou du passé vers l’avenir,
ou de la nuit vers la lumière consciente,
 mais c’est là notre petite vision momentanée,
qui nous coupe la totalité du tableau,
sinon nous verrions que c’est l’avenir qui nous tire,
 non le passé qui nous pousse,
et la lumière d’en haut qui peu à peu entre dans notre nuit –
où donc la nuit pourrait-elle jamais créer toute cette lumière?
si nous étions partis de la nuit, nous n’aboutirions qu’à la nuit.


Satprem
"Sri Aurobindo
ou l'aventure de la conscience"
.

mercredi 13 novembre 2013

9. BERNARD WERBER : Les thanatonautes


Pas sûr que cet auteur-là ait besoin de publicité...:-)

J'aime la plupart de ses livres...
Mais j'ai choisi celui-là parce qu'il réussit 
le tour de force de parler d'un sujet crucial (la mort)
d'une façon toute nouvelle :
avec audace...et humour !
.
Un petit bijou !
.
Bernard Werber, le plus "décoiffant"
des auteurs actuels !
(et je n'évoque pas son style capillaire)
.
Vidéo de présentation du livre : ICI
.
Autre vidéo :
(vraiment sympa, prenez le temps de l'écouter...)

.


9. CITATIONS CHOISIES

J'avais sept ans et je venais de mourir pour la première fois.
.
Bernard Werber
"Les thanatonautes"
.


mercredi 30 octobre 2013

8. GUY CORNEAU : Le meilleur de soi

.

Le meilleur de soi c'est la partie la plus vivante,
la plus créatrice en soi.
Quelque chose en nous veut bouger, veut créer
 On sait intuitivement que notre bonheur réside
dans cette faculté à créer.

Le goût naturel de l'être est de se déployer,
d'unir son mouvement à celui des autres.
Ce désir d'union passe autant par l'expression, la connaissance
que celui d'être un avec ce qui nous entoure.
(...)

Et pourquoi ne va-t-on pas vers le meilleur de soi ?
Parce qu’il y a beaucoup de gratification inconsciente
attachée à ce que l’on connaît.
Le statu quo du personnage
semble toujours plus important que le fait d’en sortir.

C’est plus sécurisant, on s’est enfoncé dedans,
on est confortablement engourdi.
Le thème de ce livre est le meilleur de soi 
mais on pourrait très bien l’associer
au thème de la résistance au changement.
.
(Entretien) 
.


8. CITATIONS CHOISIES

Le meilleur de soi représente notre essence.
Et notre essence se compose de nos goûts profonds,
de nos talents, de nos qualités, de nos dons et de nos aptitudes.
Le meilleur de soi n'est pas une chose à atteindre,
c'est une chose à être et à exprimer.
Il nous invite à utiliser nos talents
pour nous transformer et pour transformer le monde.
Le meilleur de soi est l'outil avec lequel nous réalisons notre mandat de vie :
ce que nous sommes venus faire sur terre.
.
Guy Corneau
.

7. JEAN-YVES LELOUP : Un art de l'attention



Sur un sujet relativement peu traité,
Jean-Yves Leloup nous montre,
avec une grande finesse,
combien l'attention est importante
et comment elle peut être le remède
à notre vie si "agitée"...

Etre attentif, c'est quitter l'oubli
et l'absence à nous-mêmes,
c'est redécouvrir l'instant dans toute sa plénitude,
 c'est redevenir sensible
à la présence et à la dimension de sacré
présente en chaque chose...

C'est une attitude qui peut devenir,
si nous nous y employons...
 un "art de vivre".
.
Un livre à déguster
par petites bouchées...
.
 
 

 
 

Dans cette vidéo, l'auteur
parle de son incursion dans l'au-delà...(NDE)
.

7. CITATIONS CHOISIES

Saint Basile fait de l'attention à soi
l'une des caractéristiques de la nature humaine :
(...)
"Il y a deux manières de faire attention :
par les yeux corporels voir les choses visbles
et par la force de l'esprit, contempler les invisibles."
.
Diadoque de Photicé invite sans cesse à l'attention (...) :
"Lorsqu'un psychisme (psyché) a commencé à se purifier
par l'intensité de son attention,
alors, comme un vrai remède de vie,
il sent le frémissement divin qui le brûle..."
...
.
A celui qui veut vivre attentivement
il sera donné en plus
de ses mille et une raisons de rire
de ses mille et une raisons de pleurer
l'émotion pure et permanente
d'exister...
.
Jean-Yves Leloup
.

samedi 26 octobre 2013

6. STEPHANE HESSEL : Indignez-vous !




Encore un livre 
dont le nombre de pages 
est inversement proportionnel
à son poids de vérité...
.
Il fut très médiatisé...
mais j'ai l'impression
qu'on l'oublie déjà !
.
Dommage...

Pour moi, 
il reste incontournable...
et précieux.
.

6. CITATIONS CHOISIES

Créer, c'est résister.
Résister, c'est créer.
.
Stéphane Hessel
.

vendredi 25 octobre 2013

5. JEAN-PAUL BOURRE : Préceptes de vie issus de la sagesse amérindienne

.

Un très long titre 
pour un petit livre...tout simple.

Juste quelques paroles de sagesse
disséminées sur le blanc de la page...
Je ne me doutais pas, 
quand je l'ai lu pour la première fois,
qu'il deviendrait l'un de mes "livres de chevets"
et qu'il ne me quitterait plus !
Je l'ai usé
à force de re-re-re-lectures...
.
Destiné à tous...et pas seulement
aux passionnés de culture amérindienne...
.
Un "coup de coeur" !


5. CITATIONS CHOISIES

Les décisions de l'homme, ses choix, ses actes
engagent l'univers tout entier.

Rien n'est séparé, comme le montrent
les dessins des tapis kiowas
où l'univers apparaît sous la forme de rythmes,
d'énergies, de résonances.

Tu appartiens à la trame infinie où tout communique.
Ne prends aucune décision sans être descendu
très loin à l'intérieur de toi-même.
.
Jean-Paul Bourre
.

4. RUPERT SHELDRAKE : L'âme de la nature


Un livre écrit par un scientifique...
mais un scientifique pas comme les autres
qui nous ramène à cette évidence oubliée :
ni le monde ni la nature
ne sont des entités inertes...
le cosmos possède une force créatrice...
une capacité à s'autodéterminer,
il fonctionne comme un grand organisme :
il est un être vivant.
.
Un livre pour ceux
qui voient poindre la fin du matérialisme
et le début du...réenchantement !
.

L'illusion de la science : les dix dogmes...

4. CITATIONS CHOISIES

Dès que nous nous accordons le droit
de considérer le monde comme un organisme vivant,
il nous apparaît qu'une partie de nous
connaissait cette vérité de tout temps.
 Nous sortons, en quelque sorte, de l'hiver
pour pénétrer dans un nouveau printemps.

Nous commençons à relier notre vie mentale
 et nos expériences intuitives directes de la nature.
Nous participons à l'esprit des lieux et des temps sacrés.
Nous mesurons combien les sociétés traditionnelles
ont de choses à nous apprendre,
elles qui n'ont jamais perdu le contact
avec le monde vivant qui les entoure.

Nous renouons avec les traditions animistes de nos ancêtres.
Nous développons une compréhension plus riche de la nature humaine,
façonnée par la tradition et la mémoire collective,
liée à la terre et aux cieux, liée à toute forme de vie
et consciemment ouverte à la puissance créatrice
exprimée par l'évolution.

Nous renaissons dans un monde vivant.
Rupert Sheldrake
.

3. CHRISTIAN BOBIN : La lumière du monde


Christian Bobin


Voilà un auteur que je ne présenterai pas...

Je l'ai découvert avec "Le Très-Bas"
et puis, je me suis laissée séduire
par la précision cristalline de ses mots
et son "minimalisme enchanté".

On aime ou on n'aime pas...
moi, j'aime !

Et parmi tous ses livres, 
j'ai un penchant pour celui-là,
qui, pourtant, n'est pas de sa main...
Il s'agit d'un recueil d'entretiens
avec Lydie Dattas.

Jamais livre n'a mieux porté son nom :
il est "lumineux" !




Autre vidéo: ICI
.



3. CITATIONS CHOISIES

La vie des livres et des gens est très personnelle.
On ne peut pas amener quelqu'un à une lecture
en lui disant : "Lis, tu verras, c'est magnifique"
ni à une amitié en lui disant :
"Tu devrais fréquenter untel, c'est quelqu'un de formidable."
 Ca ne marche jamais comme ça.
Il faut trouver soi-même.

Enfant, je ne voulais pas qu'on me dicte
mon temps ou mes lectures.
Le vrai ne peut passer que par soi,
quitte à vous renverser ou à vous illuminer.
Il n'y a aucun modèle en la matière.
Tout le reste peut s'imiter.

Mais néanmoins, on ne peut s'empêcher de parler
de ce qu'on aime et d'essayer de le faire partager.
.
Christian Bobin
.

jeudi 24 octobre 2013

2. CHRISTIANE SINGER : Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?


Une de mes auteur(e)s préféré(e)s :

J'ai lu une bonne partie de ses livres...
celui-là, qui nous ramène
à ce qui compte avant tout,
c'est-à-dire à notre profondeur sacrée,
est vraiment excellent...
mais j'aime aussi énormément ses autres ouvrages
dont je vous parlerai certainement plus tard...


A son propos, je reprendrai juste cette expression
trouvée dans un magazine :
"militante de l'essentiel, elle s'adresse à notre âme..."
.
Autre article à son sujet : ICI
.
Interviews ici et
.



2. CITATIONS CHOISIES

Il est difficile  au milieu du brouhaha de notre "civilisation"
qui a le vide et le silence en horreur
d'entendre la petite phrase qui, à elle seule,
peut faire basculer une vie : "Où cours-tu ?"

De mode en mode, de nouveauté en nouveauté,
d'innovation en innovation,
de catastrophe du jour en catastrophe du jour 
-"Rien n'est plus vieux que le journal d'hier-
nous voilà fouettés en avant comme des cerceaux !
Slogans, ryhtmes, musiques de fond,
logorrhée sournoise d'une radio toujours branchée,
cris, appels nous incitant à courir plus vite,
à laisser derrière nous les tombereaux de déchets,
d'immondices que nous produisons sans répit.
Sans projet de civilisation, sans vision,
nous ne faisons qu'amplifier la sono et foncer.
(...)
Il y a des fuites qui sauvent la vie :
devant un serpent, un tigre , un meurtrier.
Il en est qui la coûtent : la fuite devant soi-même.
Et la fuite de ce siècle devant lui-même
est celle de chacun de nous.
.
Christiane Singer
.

1. DENIS MARQUET : Eléments de philosophie angélique


Voici le livre que je lis en ce moment  :
je dois avouer que je le trouve clair, juste, 
passionnant...et profond  !
.
Quelqu'un l'a-t-il lu ?
Je serais ravie d'échanger à son propos...
ainsi que sur d'autres livres du même auteur :
.
Pour l'instant, j'ai lu
(et apprécié) : "Colère"
(thriller écologique)

(science-fiction et roman initiatique)
.
La Licorne
.
(Cliquez sur les titres des livres,
vous y trouverez un résumé du livre
ainsi que des extraits...)
.
Vidéo de présentation de Patrice van Eersel :



Je confirme ce qui est dit dans la vidéo :
Denis Marquet est vraiment un auteur surprenant
qui se renouvelle sans cesse 
et n'écrit jamais deux livres du même genre...
Chacun de ses livres est un nouvel univers ...
Aucun ne ressemble au précédent.
.

1. CITATIONS CHOISIES


Qui sommes-nous ?
 Cette question, cette quête, ce mystère est celui de notre humanité.
 Pour vivre en société,
 nous avons dû apporter à cette interrogation des réponses,
 dont la synthèse constitue notre moi.
Mais cette identité, nous l'avons intériorisée
à partir du regard des autres sur nous,
particulièrement le regard des parents et des figures majeures de l'enfance
 et, aussi, à partir des récits que, très tôt, « on » a racontés à notre sujet.
 Ce moi que nous croyons être est donc conditionné,
 un personnage fictif, fabriqué en réaction
aux contraintes de nos premiers environnements.

La caractéristique principale de ce personnage,
auquel nous sommes identifiés, est d'être défini.
 Nous sommes capables d'en donner une description,
car il est dans une large mesure identique à lui-même :
 il y a un noyau dur en nous, qui est, croyons-nous,
 véritablement nous, et qui n'est pas susceptible de changer.
C'est notre identité (du latin idem, le « même »),
qui nous permet de nous sentir en securité,
 notamment parce que, étant prévisibles, nous sécurisons les autres.
Ce que nous avons été, nous le sommes et le serons.

Mais il y a des moments où nous nous surprenons nous-mêmes :
ce que nous faisons ou disons ne nous ressemble pas.
Ce peut être pour le pire.
Tel, habituellement calme et posé, est soudain emporté
dans un terrible accès de violence;
 tel autre, père et mari aimant, disparaît et change de vie. . .
 C'est le moi qui explose, sous la poussée de forces
 longtemps refoulées hors du champ de l'identité.
 Révélation subie, non préparée, douloureuse et parfois destructrice.
Mais ce peut être aussi pour le meilleur.
N'avons-nous pas tous connu ces « moments de grâce »,
où naît le geste juste, la parole authentique, l'acte fécond ?
 Une rencontre amoureuse, et dans une spontanéité qui nous déconcerte,
 nous laissons se dire des paroles neuves,
qui nous révèlent à nous-mêmes en même temps qu'à l'aimé...
La détresse d'un ami, et voilà les mots justes qui sortent de notre bouche,
et disent des vérités qu'il nous semble découvrir en les disant. . .

Et ces circonstances historiques exceptionnelles,
 lorsqu'il faut être un héros ou un lâche et que, dans l'action,
nous découvrons en nous-mêmes des forces et des capacités
 que nous ne soupçonnions pas.
 Plus tard, c'est l'étonnement: « Comment ai-je été capable de cela ? »
 Il est des moments où nous sommes plus que nous-mêmes.
« Je est un autre », disait Rimbaud,
décrivant là ce moment étrange où je laisse passer à travers moi
des choses qui n'appartiennent pas à la définition de moi-même,
 au point que ce « Je » que je suis m'apparaît comme à la troisième personne.
 Inspiration : parce que j'ai su lâcher le savoir sur moi-même,
 et jusqu'à la notion de mon identité,
 je laisse s'exprimer la spontanéité créatrice de mon être profond.

Alors, je me découvre autre que ce que je croyais être.
Je fais connaissance avec moi-même,
 et ce moi-même plus vrai que moi est un moi-autre.
.
Denis Marquet
"Eléments de philosophie angélique"
.


BIENVENUE




Cela faisait longtemps
que je souhaitais créer un blog
sur les livres...et leurs auteurs.
Je "saute le pas" aujourd'hui
en espérant que l'échange et le partage
au sujet de nos lectures
seront fructueux...

A très bientôt !
.
La Licorne
.
P-S : Si vous vous contentez de passer
et de "prendre des idées de lecture",
pas de problème non plus...
vous êtes tou(te)s les bienvenu(e)s !
.