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vendredi 15 mai 2015

58 : ANNE ANCELIN-SCHÜTZENBERGER : Aïe mes aïeux !



Anne Ancelin-Schützenberger livre dans cet ouvrage
à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle 
de près d'une vingtaine d'années, 
une "thérapie transgénérationnelle psychogénéalogique contextuelle". 
En langage courant, ceci signifie que nous sommes un maillon 
dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement,
à "payer les dettes" du passé de nos aïeux.

C'est une sorte de "loyauté invisible" qui nous pousse à répéter, 
que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, 
des situations agréables ou des événements douloureux. 
Nous sommes moins libres que nous le croyons, 
mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté 
et de sortir du destin répétitif de notre histoire, 
en comprenant les liens complexes
qui se sont tissés dans notre famille.

Un livre passionnant et truffé d'exemples  qui s'inscrit 
parmi les toutes récentes recherches en psychothérapie intégrative. 
Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, 
le syndrome d'anniversaire, le non-dit-secret 
et sa transformation en un "impensé dévastateur".





Publié en 1993, "Aïe mes aïeux !" fut l'un des premiers livres
sur le thème de la psychogénéalogie à rencontrer le succès...
Rapidement devenu best-seller, il fut traduit dans le monde entier,
fut régulièrement réédité et contribua beaucoup
au développement de cette nouvelle approche...
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58. CITATIONS CHOISIES



En intégrant dans ma pratique avec des malades 
certains des outils conceptuels de Boszormenyi-Nagy, 
je me suis rendu compte que le potentiel de changement 
inhérent aux relations intrafamiliales est plus déterminant 
que le potentiel de guérison individuel ; 
il est beaucoup plus déterminant encore 
que tout ce qui pourrait se passer en relation dyadique, 
en psychothérapie individuelle -une relation médecin-malade, 
psychiatre-malade, psychanalyste-client.

Pour obtenir un changement dans le comportement 
ou l'état de santé d'un malade, il faudrait déterminer ses croyances 
et viser à mobiliser le levier inhérent 
au réseau relationnel familial tout entier (leurs croyances) 
si on veut enclencher un processus de changement de la famille.

François Tosquelles, psychiatre français d'origine espagnole, 
qui dirigeait autrefois l'hôpital psychiatrique de saint-Alban en Lozère 
et un institut médico-pédagogique, avait découvert 
que lorsqu'il soignait et guérissait un enfant psychotique, 
qu'il le rendait à sa famille, l'année suivante ou dans les six mois, 
la famille lui donnait à traiter un autre enfant devenu malade.

Si on guérit un individu sans toucher à l'ensemble de la famille, 
si on n'a pas compris les répétitions transgénérationnelles, 
on n'a pas fait grand-chose en thérapie. 
Cela n'est souvent qu'un mieux provisoire. 
Cette façon de voir remet en question
toutes les psychothérapies existantes, 
classiques et nouvelles, y compris les plus célèbres, 
les plus sérieuses, les plus respectées, 
y compris la psychanalyse individuelle si vous voulez.

On s'aperçoit que pour que les gens changent vraiment et de façon durable, 
il faut que le système familial, social et professionnel les laissent changer, 
que les croyances changent.

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Anne Ancelin-Schützenberger
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