dimanche 26 janvier 2014

34. PAULE SALOMON : La femme solaire


Best-seller au moment de sa publication ,
voilà un ouvrage fondamental...
qui nous montre de façon nouvelle
l'évolution des rapports homme-femme
au cours des âges...

De la représentation de la Déesse-Mère
à la "femme battante" moderne,
en passant par la femme soumise
au pouvoir patriarcal,
Paule Salomon nous entraîne
dans une fascinante relecture
de l'histoire, de la religion et des mythes.

Pouvons-nous enfin entrevoir la fin de la guerre des sexes ?
Pouvons-nous accélérer le changement en cours
et commencer une nouvelle ère des rapports humains ?

C'est le message optimiste
que nous livre cet(te) auteur(e)
qui nous parle de l'aspect "lunaire" de l'homme,
de l'aspect "solaire" de la femme
et qui invite chacun(e) à les retrouver
pour aller vers un nouvel "équilibre" dans le couple...
.
J'ai relu ce livre de nombreuses fois...
et je peux vous assurer
qu'à chaque fois,
je le redécouvre...en partie.
Il est vraiment d'une grande richesse...
.


34. CITATIONS CHOISIES


Le passé se rejoue en nous.
Nous nous pensons comme des êtres évolués
et nous avons souvent des comportements archaïques.
Tout se passe comme si en une seule vie
nous devions repasser par toutes les étapes
que l'humanité a traversées.

Tous les modèles déjà expérimentés
dans la conscience collective
s'offrent aussi à notre exploration individuelle.
 Nous nous véhiculons tous par le même sentier
et pourtant nous avons l'impression d'avancer seuls
dans une forêt obscure de sentiments,
sans repères et sans cartes.

C'est ce vide que ce livre vient combler.
Il fonctionne en effet comme une carte
avec ses panneaux indicateurs,
il dessine les éléments d'un parcours d'évolution
dans les rapports homme-femme.

Il signale les dangers et les aires de repos
mais il n'est pas le territoire
et il ne dispense personne des surprises,
des découvertes du trajet personnel.
.
Paule Salomon
"La femme solaire"
.


mardi 21 janvier 2014

33. CHRISTIAN BOBIN : Le Très-Bas


J'ai eu du mal, je l'avoue,
à choisir un livre de Christian Bobin...
parmi tous ceux qu'il a écrit...

Peut-être parce que ce que j'aime de lui, 
ce sont plus des "phrases", des "fulgurances"
qu'un livre entier...
Ce que j'aime avant tout,
c'est l'extraordinaire "petite musique"
qui se dégage de ses écrits...

Finalement, après bien des hésitations, 
je suis revenue à l'un de ses livres les plus connus :
"Le Très-Bas"...
Celui-là, pas de doute, c'est un des meilleurs...
et je ne m'en lasse pas.
.
Dire que c'est un livre sur Saint-François d'Assise
serait mal en parler...
car c'est à la fois cela et bien plus que cela :
c'est plutôt un long poème
qui tourne autour de ce personnage
que l'on dit, machinalement, "Saint"...
Mais pour Bobin, qu'est-ce qu'un saint ?
"...il n'y a pas de saints"...
nous dit-il, page 24,
Il n'y a que la sainteté.
La sainteté c'est la joie."

Quant à la foi,
il la définit aussi à sa manière
(dans la vidéo ci-dessous)...


Cet auteur que certains qualifient de "mièvre"...
me paraît, à moi, exactement l'inverse :
quelqu'un qui, nourri de silence, de simplicité,
et ayant traversé les "nuits de l'âme",
sait nous restituer la beauté du monde 
et surtout ce qu'il appelle 
(c'est le titre d'un de ses livres)
"la Présence Pure".

Chacune de ses phrases est un bijou finement ciselé,
une merveille de poésie vibrante et...percutante,
un coup en plein coeur. 




.

33. CITATIONS CHOISIES

Dieu.
Cette vieillerie de Dieu, cette vieille bougie de Dieu
brûlant au noir des siècles, ce feu follet rouge sang,
cette misère d'une chandelle mouchée par tous les vents,
nous, gens du vingtième siècle, nous ne savons qu'en faire.

Nous sommes des gens de raison.
Nous sommes des adultes.
Nous ne nous éclairons plus à la bougie.
Nous avons un temps espéré
que les Eglises délivreraient de Dieu.
Elles étaient faites pour ça.
Les religions ne nous dérangeaient pas.
Les religions sont pesantes
et la pesanteur nous rassurerait plutôt.
C'est la légèreté qui nous fait horreur,
cette légèreté de Dieu en Dieu,
de l'esprit dans l'esprit.

Et puis nous sommes sortis des Eglises.
Nous avons fait un grand chemin.
De l'enfance à l'âge adulte, de l'erreur à la vérité.
Nous savons à présent où est la vérité.
Elle est dans le sexe, dans l'économie et dans la culture.
Et nous savons bien où est la vérité de cette vérité.
Elle est dans la mort.

Nous croyons au sexe, à l'économie, à la culture et à la mort.
Nous croyons que le fin mot de tout revient à la mort,
qu'il grince entre ses dents serrées sur leur proie,
et nous regardons les siècles passés du haut de cette croyance,
avec indulgence et mépris,
comme tout ce qu'on regarde de haut.
Nous ne pouvons leur en vouloir de leurs erreurs.
Elles étaient sans doute nécessaires.
Maintenant, nous avons grandi.

Maintenant, nous ne croyons
qu'à ce qui est puissant, raisonnable, adulte
et rien n'est plus puéril
que la lumière d'une bougie tremblant dans le noir.
.
Christian Bobin
"Le Très-Bas"
.


vendredi 17 janvier 2014

32. FREDERIC LENOIR et VIOLETTE CABESOS : La promesse de l'ange


Parmi tous les livres de Frédéric Lenoir,
mon "coup de coeur" va à celui-là...

Ecrit en collaboration avec Violette Cabesos, 
ce livre n'est pas un essai mais un thriller,
une sorte de "roman policier historique et initiatique"
dont l'intrigue est réellement passionnante...

Une plongée au coeur d'un lieu mythique,
le Mont-Saint-Michel,
doublée d'une plongée dans le passé...
Deux histoires parallèles,
l'une actuelle, l'autre moyen-âgeuse,
se déroulent au long des chapitres...
et nous tiennent en haleine...
jusqu'au bout !
.
Au passage, on apprend énormément sur l'abbaye,
sur son architecture, ses secrets, sa crypte, son passé celte...
tout en étant captivé par l'énigme
que tente de résoudre l'héroïne,
à la fois archélogue et...détective !
.
Un roman puissant et envoûtant, 
une sorte de polar "savant" et "amoureux"
que j'ai dévoré d'une traite...il y a six ou sept ans
(tout en visitant le "Mont" !)....
.


32. CITATIONS CHOISIES


"Ad accedendum ad caelum, terram fodere opportet" :
Il faut fouiller la terre pour accéder au ciel.
.

Victoire ! Elle a trouvé l'endroit secret.
La pièce dérobée n'était pas dans les murs,
elle était dans les profondeurs du ventre,
dans les entrailles souterraines.
Les entrailles, ainsi que l'Ange le lui avait indiqué !
Guillaume avait donc eu une juste intuition
quand il devinait une grotte...
(...)
Cri de délivrance. Les dernières pierres ont fini par être expulsées.
Johanna retire la branche d'acier et contemple le conduit avec anxiété.
Noir. Tout est noir. Elle approche une torche.
Le chemin vertical qui descend dans l'abîme
a été creusé par des hommes.
(...)
Le boyau est étroit.
Le blouson de Johanna racle les parois de pierre.
Sensation de descente dans l'abîme et de communion avec le granite.
Impression de pénétrer son propre ventre.
La peur a disparu au profit de la certitude du temps  suspendu à ses jambes
qui franchissent les échelons comme on retourne en arrière,
à l'arrière de l'histoire, au-delà du miroir déformé par l'imaginaire.
Ses pieds touchent le sol caillouteux.
Elle lâche l'échelle et saisit la torche
dont le cercle lumineux jaillit de sa poche de poitrine.
Elle fait face au mystère et lui plante sa lumière dans le coeur.
Une grotte apparaît brusquement.
Une grotte circulaire, naturelle,
qui lui évoque celle du Mont Gargan.
(...)
Dans les viscères de la montagne, à quatre heures cinquante du matin,
Johanna rampe dans le tunnel étriqué.
Le roc, toujours. la chaleur éreintante.
La sueur visqueuse comme le sang de ses mains et de ses épaules.(...)
 Elle s'arrête, reprend son calme, essuie ses verres à son débardeur trempé
puis continue sa progression. (...) Elle déblaie telle une taupe.
Il lui semble que les couleurs sont différentes, plus claires.
Voilà la tenture naturelle. Elle l'écarte, se blesse avec joie aux épines
 et contemple la fenêtre qu'elle vient d'ouvrir.
Une fenêtre du plus beau bleu du monde,
 doux et violent à la fois, sans tache, sans astre,
rempli de piaillements mélodieux  et elle se dit que ces chants
sont ceux de tous les morts l'accueillant dans la vie.
Elle éteint sa lampe.
Le ciel.
Elle a fouillé la terre et elle a accédé au ciel,
où l'aube est une hostie.
.
Frédéric Lenoir et Violette Cabesos
.

dimanche 12 janvier 2014

31. PATRICE VAN EERSEL : La source noire


De la mort, nous avons tout oublié,
tout ce que notre culture avait érigé en sagesse.
Même la science est devenue ignorante.
Tellement que des savants tirent la sonnette d'alarme.
Il faut, disent-ils, réhabiliter l'agonie, écouter les mourants,
étudier ce passage aussi capital que la naissance.
...
Dans ce livre, Patrice van Eersel se penche sur la mort...
mais la mort telle que vous ne l'avez jamais envisagée...
la mort comme une clarté à l'éblouissante beauté,
pleine de vie, pourrait-on dire...
La source noire.

Aux portes de la mort, c'est une nouvelle approche de la vie,
de la connaissance, de la mémoire...
Un livre fascinant , sans la moindre morbidité,
mais, au contraire, plein d'espoir !
.

Patrice van Eersel

Dans ces vidéos :
présentation de deux autres livres
sur le même sujet...
"La mort n'est pas une terre étrangère"
et "Les sept bonnes raisons de croire en l'au-delà"

Docteur J-J Charbonier

31. CITATIONS CHOISIES

Patrice Van Eersel
(parlant de la genèse du livre) :
.
...j’étais parti aux États-Unis pour faire une enquête sur les NDE
[expériences de mort imminente].

J’étais tenaillé par une grande angoisse de la mort depuis l’âge de 17 ans.
En arrivant là-bas, à ma grande surprise, j’ai découvert le champ des soins palliatifs.
Si, avant mon départ, on m’avait dit qu’il existait des accompagnants de fin de vie,
j’aurais pensé que c’étaient des fous furieux...
ou des croyants.

Mais là, je me suis retrouvé auprès de femmes
 – puisque ce sont essentiellement des femmes qui font ce travail – 
remplies de joie et d’espoir,
d'une manière que l'on ne peut comprendre
si on ne les a pas vues à l'oeuvre.

La rencontre avec ma femme avait contribué à m’apaiser un peu,
ainsi que certaines retrouvailles avec la nature.
Mais grâce à ces accompagnantes de fin de vie,
 je me suis rendu compte que la mort n’est morbide
que si on l’occulte.

Et j’ai guéri de mon angoisse.
.
Patrice Van Eersel
"La source noire"
.

jeudi 9 janvier 2014

29 et 30. ETIENNE PERROT : Les rêves et la vie - LAURENT LACHANCE : Les rêves ne mentent pas


"Les rêves sont la voie royale de l'inconscient."
disait Freud.

Etienne Perrot en est lui aussi convaincu, 
et, à la suite de son maître C-G Jung,
il s'est penché sur eux...

Pendant trente semaines, en 1978 et 1979,
des auditeurs de France-Inter
lui ont confié leurs "rêves nocturnes"
et il en a interprété plusieurs dizaines sur les ondes
dans une émission animée par Jacques Pradel.

Il en est résulté ce livre passionnant...et toujours actuel,
audacieuse actualisation de l'alchimie traditionnelle
et surtout véritable plongée dans la profondeur de l'âme,
qui est "mère des songes" et "fontaine de vie"...
.
D'après moi, un des livres les plus intéressants
sur le sujet...
A conseiller à tous les "explorateurs de l'âme"...
à tous ceux qui veulent en savoir plus
sur eux-mêmes et sur les messages de l'inconscient.
.
J'aime également beaucoup ce livre-là (1983),
malheureusement non réédité et bientôt "introuvable" :

de Laurent Lachance


Extrêmement clair et bien fait,
plus accessible que le précédent,
et vraiment complet,
il était aussi "en avance sur son temps" 
avec une conception originale et audacieuse du rêve...
.


Les rêves sont une mine d'or pour tous.
Et ils demeurent nos plus fidèles informateurs :
le monde pourra s'écrouler autour de nous,
les rêves resteront...
.

29 et 30 . CITATIONS CHOISIES

Nous dormons environ un tiers de notre vie
et le rêve remplit un quart de notre sommeil.
C'est donc à dire que nos rêves couvrent un douzième de notre vie.
Est-ce beaucoup ? Si nous mettions nos rêves
à la suite les uns des autres, sur soixante ans de vie,
nous obtiendrions cinq ans de rêve.
C'est assez pour accorder au rêve l'attention qu'il mérite.

Et l'on devient tout à fait convaincu de l'importance du rêve dans la vie
quand on saisit la qualité de ses interventions.

Le rêve remplit en effet plusieurs fonctions.
Il vient compenser certains déséquilibres
créés en nous par l'activité éveillée :
 fonction compensatoire.
Il nous renseigne sur notre état extérieur et intérieur :
 fonction informative.
Il nous prédit des événements à venir :
 fonction prémonitoire.
Il nous met en relation avec les personnes :
 fonction télépathique.
Il nous fait voyager: fonction télékinésique.
Il nous fait accéder à des paliers de prise de conscience :
 fonction initiatique.
Il nous met en contact avec des forces universelles :
 fonction énergétique.
.
Laurent Lachance 
.
Certains de ceux qui écoutent l'émission depuis le début pourraient penser :
"Oui, tout cela, finalement , ce sont des paroles creuses;
après tout, ce n'est qu'une gymnastique, une masturbation intellectuelle.
Eh bien , pas du tout, car il y a, dans la nouvelle alchimie,
des réalisations tout à fait pratiques.

Cela veut dire que ceux qui commencent
à se mettre à l'écoute d'eux-mêmes font, comme par hasard,
"la rencontre" de celui ou celle qu'ils attendaient depuis longtemps,
ils assistent à des changements précis de leur situation,
ou tout simplement au dénouement de certains conflits psychologiques
en eux-mêmes ou avec des membres de leur entourage.
Encore faut-il évidemment savoir comprendre
cette réalité intérieure qui est en chacun de nous.
.
Etienne Perrot
.

jeudi 2 janvier 2014

28. CHRISTIANE SINGER : Les âges de la vie



Chaque âge de la vie exprime une nouvelle métamorphose
 et contient son propre pouvoir.
Il possède sa beauté, ses ressources et sa magie.
Il n'est surtout pas l'altération du précédent !
La décrépitude n'existe pas.

Christiane Singer nous dit pourquoi
en explorant chacune de ces grandes périodes de l'existence :
la gestation, les premiers mois, la petite enfance,
l'adolescence, la jeunesse, l'âge adulte et la vieillesse -
pour nous en faire découvrir la richesse et les secrets.

Un beau livre, troublant, émouvant, qui,
par son ferment sensuel, sa joie intérieure
et l'amour de la vie qu'il exalte,
fait naître et se prolonger jusqu'à la dernière ligne
un bonheur de lecture d'une rare qualité.
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- Conférence de Christiane Singer -
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28. CITATIONS CHOISIES

"Souvent, sur des murs écaillés, dans la vase d'une mare,
dans la braise qui s'émiette en cendres,
dans l'assemblage fortuit de cailloux sur un sentier,
au contour fluctuant des nuages,
j'ai vu des paysages inattendus, des champs de bataille tumultueux,
des visages d'une beauté indescriptible, des monstres,
des démons et bien d'autres images stupéfiantes.
Je n'avais qu'à choisir et à compléter."

Dans ces lignes, où Léonard De Vinci livre ses modèles,
se trouve révélée l'essence même de la petite enfance.
Ce regard, qui "lève" dans les choses les présences qui s'y dissimulent,
caractérise cet âge de la perception immédiate.

Sans tri préalable, ses seuls yeux ouverts
livrent au petit enfant ce qui est ou ce qui peut être,
et non, comme plus tard,
dans le grand black-out de la raison civilisatrice,
la projection de ce qu'ils auront désormais à voir.
 Il se meut encore dans l'espace magique d'avant la restriction :
il choisit seul parmi les innombrables possibilités que lui présente le réel.

Sa nouvelle matrice est la terre
- ce qu'il en touche, ce qu'il en flaire,  ce qu'il en devine.
Avant qu'elle ne soit transformée en une coulisse raide et morne,
il s'y prolonge de tous ses sens.
Chaque nouvelle découverte au-dehors
lui révèle quelque chose au-dedans de lui-même.
Les odeurs lui font un nez, les saveurs une langue,
la boue où il patauge, des orteils.

Gobé par la contemplation d'une herbe, d'une irrégularité
dans le tissage du drap, d'un pépin ou d'un brin de laine,
il émerge de ses longues absences étrangement fortifié.
Il est le chien avec lequel il joue, l'écorce qu'il détache du tronc,
la miette qu'il récolte sous la table, la croûte de son genou couronné et...
dzzzz...la mouche sur la vitre.

C'est pour cette raison que toute sensation vécue dans l'enfance,
lorsque le hasard par surprise nous en ramène une bribe
-odeur, grain d'étoffe, acidité d'un fruit -,
nous émeut si profondément.

Plus rien par la suite, autour de nous, si nous n'y prenons garde,
ne revêt l'impérieuse présence que nous lui avions connue alors.
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Christiane Singer
"Les âges de la vie"
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mercredi 1 janvier 2014

BONNE ANNEE !


Je vous souhaite à tous, pour 2014,
de vous tourner vers votre "centre", votre "coeur"...
et d'aller ...là où il vous porte !

Bonne route...
et très belle année !
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La Licorne
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